vendredi 30 avril 2021

ELRIC

 J'ai l'honneur de figurer dans les suppléments du quatrième tome de la bande dessinée "ELRIC" par Julien Blondel, Jean-Luc Cano et Julien Telo chez Glénat. En plus je suis à la gauche de Mike Mignola!




samedi 17 avril 2021

Du 16 avril au 11 juin aura lieu l'exposition Modportrait 2020 à Saragosse. L'exposition se déplacera ensuite à Barcelone au musée MEAM. Mon tableau Milk y sera exposé.

jeudi 31 décembre 2020

2020 en photos

Voici mes images de 2020. Comme chaque année.
Cette année a été difficile pour moi comme pour beaucoup. Je ne sais pas si les gens se rendent compte à quel point les artistes sont fragiles. Enfin ceux qui ne bénéficient pas du statut d'intermittent. On peut juste crever. Bien sûr il y a des aides. Mais si vous n'avez rien gagné l'année dernière, vous pouvez crever.
Cette crise m'a beaucoup appris sur l'époque. Je suis déçu par tous ces "amis" qui me balancent leurs certitudes à la face, on est sensés choisir son camp? J'en ai marre, je bloque ou je supprime. Et cette censure qui nous menace à chaque instant et cette humiliation du bannissement temporaire ou définitif? J'en ai marre. On nous formate pour penser, on nous fait rentrer dans le rang de gré ou de force. Décidément, je ne suis plus de ce temps. Ce temps où on accepte d'être prisonnier, de se taire et de subir.
Je m'aperçois que je suis décidément un marginal, un dissident, un solitaire.
Il me reste assez de bonté pour vous souhaiter de passer une bonne année quand même. Pour moi ce sera l'art jusqu'au bout, parce c'est tout ce qui restera de nous à la fin...
 
Alain Brion


Bernie Prillieux


Camille et Louis d'Alençon


Couteau de Simon


Éric Scala


Ferdinand Boutard


Michel Salsmann


Jacques Bodin


Jean-Marie Vives


Joseph Altairac


Michel Borderie


Paris vidé.


Pascale Gayraud et Jean-Loup Seuret


Serge Tanguy


Yann Minh


jeudi 24 décembre 2020

Le dauphin rouge

Voici le dernier tableau de l'année: Le Dauphin rouge, acrylique sur toile, 100/100 cm, 23 12 2020.



mardi 1 décembre 2020

Arte Libre

Bravo à

José Enrique González qui édite depuis près de 15 ans "Arte y Libertad" ce mook avant l'heure qui regroupe le meilleur annuel de la peinture hyperréaliste. J'ai l'honneur d'y figurer avec mon Apothéose en compagnie de quelques autres Ibexmasters. Il faut saluer cette initiative quasi unique au monde qui mérite d'être soutenue. 
Pour commander le numéro de cette année et ceux des années précédentes c'est ici: https://www.artelibre-store.com/libros-arte-y-libertad
 
Bravo to José Enrique González who has been editing "Arte y Libertad" for almost 15 years, this pre-hour mook which brings together the best annual of hyperrealist painting. I have the honor to appear there with my Apotheosis in the company of some other Ibexmasters. We must salute this almost unique initiative in the world which deserves to be supported.
To order this year's issue and those of previous years it's here: https://www.artelibre-store.com/libros-arte-y-libertad


 



lundi 9 novembre 2020

Le Baiser de Narcisse

Voici un nouveau "Masterlink" c'est à dire un petit format qui a un lien avec mon chef-d'œuvre "Apothéose". Je l'ai commencé il y a environ un an au festival d'airbrush de Thionville.

J'ai fait posé ce modèle qui est venu me rendre visite à l'atelier 3 ans après la séance de pose qui m'a permis de peindre "Apothéose". Je lui ai demandé de poser ses lèvres sur son propre portrait, d'où le baiser de Narcisse en référence à la légende de ce personnage mythologique qui tomba amoureux de son reflet à tel point qu'il fut pris de langueur et se laissa mourir sur place donnant naissance à une fleur...



Here is a new "Masterlink" . It is a small format which has a link with my masterpiece "Apothéoses". I started it about a year ago at the airbrush festival in Thionville. 

I posed the model who came to visit me in the workshop 3 years after the pose session which allowed me to paint "Apotheosis". I asked her to put her lips on his own portrait, hence the kiss of Narcissus in reference to the legend of this mythological character who fell in love with his reflection to such and die on place giving birth to a flower ...

 

Le Baiser de Narcisse, 2020, acrylique sur toile, 20/30 cm.


dimanche 25 octobre 2020

Milk

Voici Milk, le premier tableau d'une nouvelle série sur les fluides corporels, parce que...

Milk, 2020, acrylique sur toile, 89/130 cm.


mardi 8 septembre 2020

Dévoilement d'Apothéose

Apothéose, 2018, acrylique sur toile, 600/200 cm
Apothéose, 2018, acrylics on canvas, 600/200 cm


 
En 2014, Albrecht von Stetten a demandé à me rencontrer en personne pour me proposer de faire mon «Chef d’œuvre». On s’est rencontrés au restaurant de l’hôtel Montalembert dont je connaissais la directrice. Durant le dîner, il me proposa de vivre le rêve de tout artiste. Travailler à ma plus belle œuvre sans aucune contrainte ni financière, ni commerciale. Comment refuser? Il n’était pas question de tout réinventer et de risquer la chute sur un sujet complètement différent de ce que je faisais d’habitude, mais d’intégrer ce nouveau projet à mon œuvre.
Je pris Albrecht au mot en réalisant une œuvre qui réunirait tous les modèles ayant posé pour moi depuis 2003 pour mettre en valeur celle grâce à qui tout est arrivé, la figure centrale de cette apothéose, ma muse qui m’a inspiré jusqu’à aujourd’hui. J’ai commencé à la peindre quand je créais des pin-ups. À l’époque j’avais besoin de nouveaux modèles pour faire un jeu de cartes illustré de mes pin-ups. Une amie très chère me présenta cette demoiselle pour qui je sentis rapidement que le genre pin-up échouerait à rendre justice à sa bouleversante beauté. C’est ainsi que je devins peintre en 2003 avec le portrait intitulé Adieu.
Dès lors, je m’appliquais à travailler sans aucun compromis. J’en faisais tellement lorsque j’étais illustrateur. Désormais je ne peindrai que ce que je voulais pour rester fidèle à mon inspiration. Je crois profondément qu’une œuvre est un être vivant qui se sert de l’artiste pour exister. Je me dois donc d’être à la hauteur, de m’efforcer de progresser et en même temps de la faire grandir et évoluer. Pour ça j’applique un conseil que m’avait donné mon vieux professeur à l’école Duperré, Monsieur Georges Pichard. «Travaillez comme si vous aviez l’éternité devant vous», que j’ai depuis complété par le conseil que je donnerais à mes élèves aspirant peintres, «travaillez comme si c’était le dernier tableau de votre vie». Jamais je n’ai été autant fidèle à ces deux règles que durant l’exécution d’Apothéose.
Le tableau m’a pris trois ans de ma vie. Trois ans de travail, de doutes, dans le froid et la chaleur de mon nouvel atelier à «La Fabrique» à Ivry sur Seine. Il aura fallu beaucoup de patience et de confiance à Albrecht Von Stetten, David Wilson et Kiki Kim, le triumvirat de la Ibex Collection, pour me laisser mener à terme cette extraordinaire aventure que j’ai vécue enfermé! Je dois avouer que mes doutes étaient surtout alimentés par les bribes d’images que je pouvais apercevoir des autres artistes embarqués dans le projet. Leur niveau me semblait tellement au-dessus du mien que je ne pouvais m’empêcher de me sentir comme un imposteur. Mais je retournais à mon ouvrage et trouvais la force de continuer grâce aux victoires que je remportais à chaque fois que je réussissais un visage sur ma toile. J’ai passé trois ans enfermé avec ces belles, j’étais sensé être l’homme le plus heureux de la terre mais ce n’était pas vraiment le paradis.
Parfois un ami venait me rendre visite pour constater l’avancement du travail. J’avais besoin de son regard pour me rassurer. Après, on allait souvent manger un couscous à la brasserie du métro Pierre et Marie Curie. Parfois aussi c’était un modèle qui venait voir comment je m’en sortais. Je crois qu’elles avaient compris qu’elles participaient à un projet extraordinaire qui nous dépassait tous, moi le premier.
Le destin de ce tableau est d’être montré dans une exposition, mais on n’a plus le temps d’attendre. Cela fait déjà deux ans qu’il est terminé. Il est donc temps qu’il affronte votre regard en espérant qu’il vous plaise et qu’il vous rende un peu heureux. Et un jour futur, j’espère que vous aurez l’occasion de le voir en vrai dans sa monumentalité. J’espère qu’à ce moment-là, vous ressentirez tout l’amour et toute l’âme que j’y aurai mis pour je l’espère de très nombreuses années.
Hubert de Lartigue
Vitry sur Seine le 6 septembre 2020
In 2014, Albrecht von Stetten asked to meet in person with the offer to let me do my "Masterpiece". We met at the restaurant of the Hotel Montalembert, the manager of which I knew. During dinner, he suggested that I live every artist's dream. To work on my best work without any constraints, neither financial nor commercial. How could one refuse? The point wasn’t to reinvent everything and risk failing on a subject completely different from what I was used to, but to integrate this new project into my creative work.
I took Albrecht bait by creating a piece that would bring together all the models who had posed for me since 2003, this in order to highlight the one thanks to whom everything has happened, the central figure of this apotheosis, my muse who inspires me to this day. I started painting her when I was doing pin-ups. At the time I needed new models to put together a card game illustrated with my pin-ups. A very dear friend introduced me to this young lady and I quickly felt that the pin-up type would fail to do justice to her overwhelming beauty. This is how I became a painter in 2003 with the portrait titled Adieu.
From then on, I applied myself to working without any compromise, a chore my first job as an illustrator had often required. Starting now, I would only paint what I wanted to stay true to my inspiration. I deeply believe that a work is a living being that uses the artist to exist. So I have to be up to the task, to strive to progress and at the same time to help it grow and evolve. To that end, I heed a piece of advice given to me by my old teacher at Duperré school, Mr. Georges Pichard. "Work as if you had all eternity in front of you", which I have since supplemented with the advice I would give to my aspiring painters students, "Work as if this was the last painting of your life." Never have I been so true to these two rules as during Apotheosis’ creation.
The painting took up three years of my life. Three years of work, of doubts, in the cold and heat of my new workshop at "La Fabrique" in Ivry sur Seine. It took a lot of patience and trust from Albrecht Von Stetten, David Wilson and Kiki Kim, the triumvirate of the Ibex Collection, to allow me to complete this extraordinary adventure that I lived through in lock up! I must admit that my doubts were mostly fueled by the snippets of images I happened upon from the other artists involved in the project. Their level seemed such that I couldn't help but feel like an impostor. Still I went back to my work and found the strength to continue thanks to the victories I won each time I managed to etch a new face on my canvas. I spent three years locked up with these beauties, I was supposed to be the happiest man on earth but it wasn't always so.
Sometimes, a friend would come to visit to check progress on the work. I needed their gaze to reassure me. Afterwards, we often went to eat couscous at the Pierre et Marie Curie metro brasserie. Other times, it was a model who came to see how I was doing. I think they understood that they were part of an extraordinary project that reached beyond us all, first and foremost myself.
The fate of this painting is to be shown in an exhibition, but we no longer have time to waste. It's been ready for two years. So it's time for it to face your gaze, hope you like it, make you a little happy. And one day in the future, I hope you will have the opportunity to see it for real, in its monumentality. I hope that then, you will feel all the love and soul that I have put into it for hopefully many, many years.
Hubert de Lartigue
Vitry sur Seine on September 6, 2020