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lundi 4 janvier 2016

2015 en photos

Comme tous les ans, je vous propose une sélections de mes photos de l'année écoulée. J'en profite pour vous souhaiter une meilleure année que 2015.Ce sera pas difficile mais enfin, le pire et toujours possible. Essayons d'être heureux quand même et faisons un petit effort pour rendre le monde plus beau.
Pour ma part je ne pourrais pas poster de nouveau travaux avant un an, occupé que je suis sur un projet singulier. Enfin, j'essaierai de garder le contact avec mes trois fans!
Je vous embrasse.
Hubert

Charlie Bobo lors de son expo.

Jean-Marc Deschamps à Geekopolis.

Julien Delval au travail sur la fresque de Geekopolis.

Mission accomplie pour la dream team. Yoz, Julien et Didier graffet.

Matt Wagner en visite à l'atelier.

Nadia Wickers, lumineuse chez Cali cet été.

Marie Martin, touchante, chez Cali.

Le professeur Boulet qui confirme bien qu'on ne peut pas concevoir un "avant le Big Bang". Chez Cali.

Océane à Montpellier.

Nat et moi.

Ma family team.

Palmipèdes au château de Champ de Bataille.

Ludo aux Utos.

Didier et Julien aux Utopiales.

Manchu sous son affiche à Nantes aux utopiales.

Une belle inconnue aux Utopiales.

Le talentueux Benjamin Carré.

Orson Welles? Non, Thierry Cardinet.

Choukette, attentive.

Thorn, émouvante à We Do BD.

Alain Brion, impérial à l'expo Druillet.

Alex Varennes, malicieux à l'expo Druillet.

Symétrie féline.

Birgit Yew, à la projection des films de Mika'Ela Fisher.

Roy Stuart, à la projection des films de Mika'Ela Fisher.




lundi 13 juillet 2015

Vacances

Je prends quelques jours de vacances avant de me lancer dans un nouveau tableau, une nouvelle aventure qui va me changer et qui va, un peu, changer le monde. Car j'y crois qu'on peut changer le monde en travaillant dans son coin, (en disant bonjour, en étant courtois et poli, en étant gentil.) Il faut juste y croire et y travailler tous les jours, (même quand on ne fait rien.) Dans ma tête passent des choses belles et cruelles.

Là j'écoute Agnès Obel et sa musique et sa voix me mettent dans un état second. Je suis jaloux des arts vivants. Mon art est vivant quand je peins, c'est pour ça que j'aime en garder la trace par des photos et des vidéos. Mais il manque la musique et la voix pour toucher le cœur et le corps. Je voudrais faire rire et pleurer avec ma peinture, émouvoir au moins. Montrer la beauté sans parler. Laisser le modèle parler sa beauté. Merci. Récemment, j'ai vécu un truc incroyable avec des modèles. (projet secret) Merci.

J'ai souvent dit que j'essayais de peindre comme si c'était mon dernier tableau, mais le temps passant, ce tableau ultime approche réellement et j'ai peur. Le travail a toujours chassé mon angoisse. Là j'ai des plaques rouges sur le corps, parce-que je dois faire face à mon destin mais que le départ n'est pas encore donné. Je n'ai rien bu. J'aime ma famille. C'est pas toujours facile mais c'est nous. Faites des enfants, c'est bien. Faites des trucs et faites le bien, faites du bien.

Hub

Un peu de fraicheur dans cette fournaise!

samedi 14 mars 2015

La Fabrique

Depuis le début du mois de Mars et pour au moins un an, j'ai intégré la Fabrique. Un bâtiment industriel qui abrite un grand nombre d'ateliers d'artistes. Une véritable ruche. Mon atelier est gigantesque. J'espère y faire de grandes choses. Je sens que c'est une nouvelle étape que je franchis avec cette installation. J'ai commencé à préparer la toile d'un nouveau portrait de 2/2m. Le reste de la place sera occupé à un projet encore plus grand, encore plus fou. Des nouvelles dans un ou deux ans...


lundi 23 juin 2014

Le prix de la romancière 2014

Je connais Myriam Kournaf depuis que Thierry Taittainger me demanda de faire un portrait de la nouvelle directrice de l'hôtel Montalembert pour sa belle revue Senso il y a déjà 10 ans. J'avais pris beaucoup de plaisir à honorer cette commande.



Je me souviens que j'avais commencé ce portrait, en public, lors d'un festival airbrush à Spa, organisé par Hugo & Daisy Vervliet.



Depuis ce jour, Myriam ne manque jamais de m'inviter à la remise du prix Montalembert ou prix du premier roman de femme devenu depuis prix de la romancière. C'est toujours un plaisir de me retrouver dans cet univers cosy où la crème de l'édition française se retrouve en souriant pour honorer et accueillir chaque année une nouvelle venue. Je ne connais personne mais en reconnais beaucoup. Je me sens toujours en retrait, comme un témoin privilégié de cette faune littéraire et cette année j'ai décidé d'apporter mon appareil photo. Le champagne aidant, j'ai eu l'audace de sortir mon appareil sous le nez de ces dames et bien m'en a pris car j'étais invisible, c'était parfait. Voici quelques extraits.

Je ne connais pas tout le monde mais certains semblent comme moi, un peu étrangers.

Myriam, parfaite hôtesse.

Jean-Marie Rouart

Pour la deuxième année consécutive, le président du jury est Christophe Ono-Dit-Biot.

La gagnante du prix 2010 pour son roman Fourrure qui m'avait beaucoup ému, la magnifique Adélaïde de Clermont-Tonnerre.

À droite, Irène Frain en invitée.

Le remise du prix.

Dans le public, une autre figure étrange.

Christophe Ono-Dit-Biot prononce son discours.

Jambes dans la lumière.

Seul et un peu perdu,  Nicolas Bedos.

La gagnante est Fatima Bhutto pour le roman de sa vie: Les lunes de Mir Ali. (lire l'article de Christophe Ono-Dit-Biot)

Le trophée est signé Arthus-Bertrand

Le champagne est signé Laurent-Perrier mais Fatima ne boit pas, elle offrira sans doute cette magnifique bouteille.

Adélaïde, lumineuse.

Le président d'une édition précédente, Didier Van Cauwelaert.

Mesdames les journalistes, également auteurs et membres du jury:
Olivia de Lamberterie, Christine Orban et Catherine Schwaabe.

Quand la beauté est talentueuse: Fatima Buttho.

Fatima Buttho en dédicace sur la terrasse ensoleillée de l'hôtel Montalembert.

dimanche 9 mars 2014

Les Frigos et Aslan

Je suis installé aux nouveau Frigos depuis un peu plus d'un mois. J'ai terminé la caisse qui me servira à envoyer les toiles à New York, enduit la toile et fait poser trois nouveaux modèles. Merci à Isabelle, Magalie, Cassandra et bientôt Marie d'avoir posé sur place pour mes prochaines toiles. J'ai photographié de belles "choses" et j'ai hâte de commencer à peindre. Certainement dès lundi. L'ambiance de travail est sérieuse. On entend une mouche voler quand mes colocataires du collectif Ring travaillent. J'en suis désormais membre et je participerai aux portes ouvertes des Frigos les 24 et 25 mai prochains, je vous en reparlerai bientôt. Voici quelques photos de mon antre.

La caisse en cours de fabrication. 206/206/15 cm

Je suis isolé des autres par des bâches en plastique

L'atelier et vaste et lumineux; Dommage que je ne puisse pas en profiter.


Aslan est mort. Je trouve que les médias n'en ont pas tellement parlé. Cet illustrateur français à la technique prodigieuse, il travaillait à la gouache et au pinceau, participait au magazine Lui dans les années 60/70, le titre a été récemment relancé par Frédéric Beigbeder. (Bonne chance à Lui!) Aslan avait quitté le magazine quand on lui a refusé une augmentation. Dès lors, Lui a périclité pour finir par disparaître. Les tentatives pour le relancer on toutes échouées. Lui sans Aslan c'est possible mais c'est moins bien. J'aurais bien voulu prendre la suite de Aslan. J'ai même fait quelques pin-ups pour la version française de Playboy à la fin des années 90. J'avais fait Sharon Stone, Julia Robert, Gillian Anderson, Cameron Diaz et Gwelneth Paltrov. C'était sympa mais j'étais gêné de détourner l'image de femmes connues. Depuis, je suis passé à autre chose.
Aslan se considérait comme un peintre et un sculpteur. Il a sculpté plusieurs Marianne à l'effigie de Brigitte Bardot ou de Mireille Matthieu. Il a également sculpté Dalida pour orner la place qui porte son nom à Montmartre. Mais son œuvre artistique ne rentrera pas dans l'Histoire de l'Art. Aslan faisait des pin-ups et personne ne le voyait autrement. Il faut dire que ses essais dans le domaine de la peinture ont été des échecs. C'était très mauvais. Il s'y était mis trop tard. Une leçon que j'ai retenue.
J'ai essayé de le rencontrer dans les années 80 avant qu'il ne parte pour le Canada. Mais il ne semblait pas tellement intéressé de rencontrer la jeunesse. Je crois qu'il avait fini par devenir amer à cause du manque de reconnaissance de son pays. Pourtant, à la fin de sa vie, son œuvre fut redécouverte et remporta de beaux succès lors de ventes aux enchères organisées par son agent et ami François Meyniel qui lui fut totalement dévoué. On doit également à François Meyniel la publication de trois livres édités à la Musardine dans lesquels ont peut découvrir non seulement la peinture d'Aslan mais également des œuvres pornographiques. Personnellement, je les trouve mauvaises. Tellement explicites, inutiles.
De plus, tous ses dessins n'ont pas été publiés car certains mettent en scène des modèles dont la majorité peut être légitimement mise en question. Ce sont peut-être des œuvres d'imagination, mais de nos jours, on ne peut pas tout dire de la face sombre d'un artiste. Probable qu'aujourd'hui Egon Shiele devrait répondre de son œuvre devant les tribunaux, comme à son époque. Mais je m'éloigne du sujet.



Aslan restera le peintre de pin-up français dont l'art rivalisait avec les meilleurs américains du domaine. Pour moi il fut longtemps une source d'inspiration, de rêve et de fantasme. J'aurai voulu être Aslan comme j'ai voulu être Chris Foss, mais maintenant je n'aspire qu'à être moi-même. Du mieux possible.